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Tube, barrel , barrique by Tom Baché

juillet 26, 2008

Le tube

Il y a différentes sortes de tubes et différentes façons de s’y caler. Il peut être Backside (de dos à la vague) ou frontside (de face). Le tube Backside se fait le plus souvent Grab Rail.
Le tube ou Barrel est la manœuvre la plus recherchée des riders. C’est l’extase comme disent certains!!!!

Le take-off est très important, il ne faut pas se lever trop tôt afin de ne pas se retrouver trop loin devant le tube. Il est nécessaire d’arriver à trouver le bon timing sans non plus attendre trop longtemps afin de ne pas prendre un wipe out c’est à dire une belle gamelle en partant avec la lèvre.

Tout d’abord la technique du tube frontside :

Il suffit parfois d’un bon placement pour tuber mais souvent nous devons le provoquer, le rechercher.
Après le take-off, observez loin devant la lèvre qui commence à lever. Il faut adapter sa trajectoire en fonction du déferlement, descendre ou remonter dans la paroi.
Fléchissez-vous et placez le bras avant vers la sortie du tube et la main arrière dans la paroi pour freiner un peu en attendant le tube. Les épaules sont parallèles à la planche et le poids légèrement sur la jambe arrière dans le but de se freiner en attendant que la lèvre vous recouvre.
Pour un bon placement dans le tube il faut relancer l’accélération. Pour cela, pliez le genou de la jambe arrière en le rapprochant du genou avant (le pied arrière ne sera plus à plat sur la planche, c’est-à-dire l’appui sera sur la face interne du pied) et transférez le poids sur la jambe avant. Le poids doit aussi être sur les orteils pour que le rail accroche bien et donc éviter de déraper. Un des points les plus importants est d’avancer ses pieds et son poids au bout moment pour que la planche gagne en accélération. C’est la technique du tuberider.
La main arrière effleure toujours la paroi, elle sert de repère, et le regard fixe la sortie du tube, surtout gardez les yeux ouverts.
Le corps est fléchi et prend la forme du tube. La vitesse alors est très importante; poids sur la jambe avant, regard vers la sortie du tube et bras avant indiquant cette même direction.
Il faut arriver à caler sa trajectoire en fonction du déroulement de la vague.
C’est malheureusement déjà la sortie du tube. Surtout restez concentré jusqu’au bout !!!

Le tube Backside Grab Rail :

Dés le take off, il faut être groupé et le poids du corps sur l’avant afin de ne pas partir avec la lèvre et faire un wipe out.
À ce moment, il est nécessaire d’attraper le rail avec le bras arrière et de tirer dessus pour redresser la trajectoire pour remonter dans la paroi et suivre la bonne trajectoire. Il peut être nécessaire de s’excentrer de la planche afin de prendre la forme du tube et contrôler sa vitesse.
Les épaules doivent être perpendiculaires à la trajectoire de la board.
Si vous devez accélérer, avancez votre buste vers l’avant et remettez votre corps au-dessus de la planche; le poids augmentera la vitesse. La main du bras avant effleure la paroi, cela sert  de repère pour se situer.
Si vous voulez vous freiner, vous pouvez rester excentré et enfoncer la main effleurant la paroi dans celle-ci, voir même l’avant-bras. Vous pourrez ainsi contrôler votre vitesse en l’enlevant ou le remettant dans la paroi.
Le regard est, comme les épaules, orienté vers la sortie du tube.
Le fait de tirer sur le rail aide à se replacer dans le creux car le phénomène physique du tube fait que vous descendrez automatiquement vers le bas de la vague et donc vers l’impact et là ce n’est pas bon du tout. Donc n’hésitez pas à viser plus haut.
Si vous avez bien suivi toutes ses consignes et si la vague le veut bien vous ressortirez du tube et vous pourrez vous relever tranquillement !!!

Article rédigé par notre rider Thomas Baché

Tahiti on fire !!!!

décembre 16, 2007

Estim, c’est une assoce, c’est aussi un guide de surf et snow complet sur internet, mais Estim c’est surtout une façon de rassembler des passionnés de surf, de bodyboard, de skim, de snow ou de ski, des accros à la glisse et des fondus de voyage….des voyages pour trouver la vague parfaite, sa vague parfaite, ou sa pente de peuf toute vierge après deux bonnes heures d’ascension….Les récits qui vont suivre sont ceux de surfers « normaux », pas de sponsoring, d’hélico ou de jets qui suivent votre yacht, pas d’hotel de luxe et de clim, juste des vagues parfaites et des destinations de rêves, où je vous conseille d’aller le plus vite possible… Read, go on www.tripestim.com, and enjoy !!!!….

First destination : Tahiti.

Quand on pense à Tahiti, on imagine déjà Bora-Bora, ces plages de sable fin, la chambre à 1500 dollars la nuit avec vue sur le lagon et petit plongeoir privé, les Vahinés qui dansent pour toi toute la nuit, de la bronzette et encore de la bronzette avec un Cocktail frais à la main … Cependant, Penelope Cruz n’ayant pas pu se libérer pour l’occasion, j’ ai décidé d’appeler mon pote Nico vivant sur place et vous allez voir que même si ça vaut pas deux semaines de gavage avec Penelope dans un hotel de luxe, c’était quand même pas mal du tout….

Le trip, comme tout trip qui vous oblige à prendre l’avion, commence par une petite période de stress (pour moi du moins) qui fait que vous essayez de ne rien oublier… Si je peux vous donnez un conseil, pas de stess pour Tahiti, c’est un peu comme la France au final, alors il vous suffit de prendre trois planches, genre deux 6’4 identiques (on casse assez souvent là-bas) , ça reste souvent pas plus gros que deux mètres, et si vous êtes chaud prenez une 6’10 ou une 7 pieds pour Teahupoo. Prenez un Top pour le matin et pour vous protéger du corail hyper coupant…Oubliez les chaussons par contre, vous allez être tenter de poser les pieds direct sur le corail et de vous cassez ou fouler la cheville…. Et puis il vous faudra prendre un bonne crème solaire, je vous conseille l’Oxyde de Zinc, on en met sur les fesses de bébé , c’est hyper efficace. C’est à peu prés tout, n’oubliez pas votre console de jeux portable (si vous en avez une je vous hais) , pour les attentes de plus de 8 heures à Charles de Gaulle c’est très agréable. Allez hop dans l’avion maintenant !!!!!!

Mmmmmmmmmmmhhhh…. Enfin !!!! Les 24 heures de trajet sont passées, je me trouve donc à l’aéroport de Papeete vers 4 heures du mat. Le voyage commence bien, Nico mon pote ne s’est pas levé, deux heures de retard, il arrive avec un collier de fleurs, c’est la tradition, les Vahinés ne sont pas là, je suis un peu déçu. Me voilà donc sur la route, nous partons direct vers le Sud de Tahiti, en direction de Teahupo, j’ai la boule au ventre, j’en peux plus , je me demande comment sont les vagues et si elles ne sont pas trop dures à surfer, si j’arriverai à surfer Teahupo’o, si je vais direct m’éclater sur le reef et passer les trois semaines sur le bateau, si je prendrai les vagues de ma vie, s’il y aura des barrels, des gros barrels, bref comme d’hab quand vous arrivez dans une nouvelle destination surf.

Nico, lui, connait bien les vagues Tahitiennes, il a tout prévu pour que le trip soit parfait, on est dans une pension avec deux chambres, une salle de bains et une cuisine, une maison en fait, quelques mètres plus loin se trouve le lagon avec un ponton privé d’où on peut plonger… la grande classe. C’était à peu prés 300 euros par personne pour les trois semaines. On avait même un petit jardin pour garer la voiture de Nico, le petit bateau avec sa coque alu et son 15 cv qui dépote tout. A propos du bateau , c’est essentiel à Tahiti, et il y a autre chose qui est essentiel si vous voulez profitez à Tahiti, c’est un pote qui vit là bas… Sans pote et sans bateau, il vous faudra louer une voiture(c’est la ruine!!!), aller à l’eau en pirogue (dangereux s’il vous arrive qulque chose sur le reef) bref c’est pas cool du tout.

La vie d’un surfeur là-bas est idyllique : lever avant le jour, petit déj fuité pour Nico, confiture et biscottes pour moi, installation des planches dans la bateau, un petit pull pour la matin , ne pas oublier la crème pour les fesses de bébé, et zou direction la marina pour au moins deux sessions par jour…

La gauche que l’on surfe tous les jours est peu connue, mais c’est vraiment une worl class wave !!! (en français « une vague de grand malade!!!!).

Le premier matin est une révélation, la tension se sent sur la bateau, et plus on s’approche de la vague, plus je peux voir les séries de 1m50 dérouler à la perfection et sans personne à l’eau, c’est taré, la vague casse sur un dalle de corail et déroule ensuite parfaitement sur 150 mètres. La vague est hyper fun, elle tube grave sur la dalle mais c’est chaud , il n’y a pas d’eau, après c’est une bonne vague à manoeuvre, roller, cut back, et des bons carves dans le deuxième bowl, du gavage et du bon surf sur cette vague pendant dix jours, matin et soir, là bas le vent est quasiment toujours bon , pas comme à Teahupo’o. En plus les locaux sont hyper sympas, il faut juste être polis et aller les saluer un par un, et ils vous laissent prendre des vagues, mais de toutes les façons, la plupart du temps on surfait tout seul avec Nico. Les vagues sont là tous les jours, avec de la bonne taille et entre les sessions, on part faire de la plongée sur la barrière de corail.Tous les soirs, pour fêter tout ça, on prépare de bons festins accompagnés d’un peu trop de bière locale, la Hinano, en revanche, j’ai pas pu en boire autant que certains locaux.

Au bout de dix jours , le mauvais temps arrive, genre très mauvais temps, et les prévisions annonce une houle énorme, j’imagine déjà Laird Hamilton et Dorian arriver avec leurs jets.Wouahouuuu!!! Bref pendant que le vent souffle, on en profite pour aller avec quelques potes sur Papeete, voir si les Tahitiennes sont aussi jolies que ce que l’on dit, parce que sur la presqu’île c’était pas top !!!Les restos sont assez chers mais vraiment trop bien pour la plupart, l’un d’eux se situe dans un port de plaisance pour bateau de luxe, Yacht avec piscine couverte, des deux mats en pagaille, et des bons sashimis dans toute les assiettes, mmmmh, délicieux.Les bars sont sympas, des petits concerts amateurs, pas trop de touristes, et oui, en effet, certaines Tahitiennes sont hallucinantes !!! Mais bon c’est pas tout ça, la houle est arrivé, et il faut aller voir ça… Lionel Corbel, un photographe pro vivant sur son bateau dans le port de Teahupo nous avait dit « Les gars, si vous voyez, sur la route longeont le lagon, un peu de gravier jeté sur le bitume par la houle, ça veut dire que c’est énormissime » . Ecoutez bien, quand on est rentré de Papeete, on a vu un tas de sable et un branche entière sur la route, autant vous dire qu’on était très excités. Le lendemain, Lionel nous amène dans la passe de Teahupo, je monte dans son zodiac, je me demande comment il peut flotter, on a du mal à avancer tellement le courant est fort, les vagues sont énormes, pas de surfeurs à l’eau parce que le vent n’est pas trop bon, mais on flippe grave, alors que Lionel est tout excité et n’arrête pas de nous dire « c’est énorme, c’est énorme », moi j’ai perdu mon bronzage en une demi heure à peu près, et aprés avoir vu pas mal de séries on a décidé de rentrer… Ouf nous avons survécu, un peu déçu de ne pas avoir vu d’équipe de tow in, mais j ai quand même eu ma dose d ‘adrénaline….

Les jours suivant ont été aussi paradisiaques que les autres, du pur surf sur la gauche de rêve, des sessions de pirogues à trois, avec un champion du monde tahitien, des grosses bouffes et anniversaires locaux, de la Hinano et encore de la Hinano…

Du coup comme on était bien en canne, et que l’on voyait que la date du départ avançait, on décide de se motiver pour aller à Teahupo’o.. j ai bien dit « décide de se motiver » car Teahupo’o, même si c’est largement surfable à 1m50, cela reste un mythe… Bref, ni une ni deux, le dernier matin, on sse lève aux aurores, un bon petit déj et on est parfait pour le « tyop ».. Arriver là bas on voit la vague de côté depuis le bateau, je suis hyper excité, et je me jette à l’eau avec Nico… Les vagues ont une bonne taille, en tout cas suffisant pour que Nico et moi nous tapions de bons petits barrels…Yahou !!! Je peux rentrer en France la tête haute….

C’est à peu près tout les gars, juste des vagues parfaites, un mode de vie à la Tahitienne, de bons petits tubes et des sessions sans personne à l’eau… Enfin, si je peux vous donnez un conseil, essayez de vous faire des contacts là-bas, dans ce cas là, je vous assure que vous allez vous gaver.

A plus tard pour un prochain trip… on se retrouve sur www.tripestim.com.