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Surf au chili: le surf trip parfait pour le surfeur expérimenté

septembre 25, 2011

Le Chili est sans doute le pays qui détient les ressources naturelles les plus attirantes pour un amoureux des sports de glisse.
les Andes pour le snow et 4 300kms de côtes  pour le surf. Bref ce pays a été conçu pour les sports de glisse.
Mais ne vous emballez pas, Je dirais que le Chili est le paradis pour le surfeur…expérimenté.

Coucher de soleil sur les Andes

Coucher de soleil sur les Andes

Les origines du surf au Chili

Les chiliens ont mis du temps à capter la chance qu’ils avaient. le Chili n’a pas du tout la même culture surf que le Pérou ou le Brésil qui sont, derrière l’Australie et les États Unis, des pays pionniers du surf mondiale. En effet, On shapait déjà des planches au Pérou, Médina mettait déjà des airs et Adriano « claimait » dejà sur tout ce qui bouge, qu’au Chili on savait toujours pas faire un take off.

Les lieux où le surf chilien a pris son envol sont Horcón, Ritoque en région centrale du Chili, puis bien sûr Pichilemu (VIème région) tandis que les spots d’Arica au nord, la ville chilienne la plus péruvienne, étaient déjà sous la botte des surfeurs péruviens.

le surf au Chili aujourd’hui

Le surf au Chili est donc un sport relativement nouveau mais en plein essor. Sur le littoral central chilien, ou même sur les spots de Pichilemu ça en est même hallucinant, le dimanche vous verrez toutes les familles allez surfer à Concon (barbotter serait le terme), sur le littoral central. Les vagues sont pourries, l’eau est une infamie (grâce a la raffinerie de pétrole qui verse toutes ses merdes dans la mer, l’eau doit être une des plus pollués dans le monde) mais peu importe, le chilien vient surfer plage de la Boca à Concon. Sur le spot voisin de Reñaca, c’est pas la même ambiance famille… le probleme du développement rapide du surf fait que la nouvelle génération ne connait pas beaucoup la culture surf. Cette population surf ne voyage pas, faute de moyen et  a entendu parlé du localisme à Hawaii, donc elle fait la gueule à l’eau et protège son spot de Reñaca qu’elle croit « world class ». Je ne sais pas comment qualifié Reñaca en été, peut être la citation d’Etienne Mougeotte dans les guignols « Du cul, du cul du cul » est la plus appropriée. Les santiaguinos quant à eux descendent le week end pour aller surfer à Maitencillo, c’est très « cool » de dire qu’on surfe au chili, et dire qu’on surf à « Maite » encore plus cool. Manque de bol, « Maite » est généralement un closier, mais un closier qui se la joue! Tous les locaux travaillent à l’école de surf de Maitencillo, et là aussi c’est pas triste, les mecs sont tout sauf sympas, tout ce qu’il cherche à faire c’est te louer une nsp à 15000 pesos la journée. Vous m’avez compris le vrai surf chilien n’est pas dans la région centrale, il est au sud ou au nord!

Renaca, la plage à la mode au Chili

Reñaca, la plage à la mode au Chili

Coucher de soleil sur Viña del Mar

Coucher de soleil sur Viña del Mar

Les surfeurs chiliens

Ces dernières années, des surfeurs chiliens qui ont les cojones bien accrochées se tirent la bourre entre eux et découvrent des spots de plus en plus au sud du Chili. C’est un peu comme Travis Rice et ses potes qui vont faire du snow au Chili dans des endroits où personne n’est allé comme par exemple en Patagonie antartique chilienne. ( montagne de Darwin). Mais au fait, qui à part Travis et ses 5 hélicoptères Red Bull a envie de bousiller sa board sur un couloir rocheux et crouteux?

Le surfeur chilien le plus connu est sans doute Ramon Navaro. fils de pêcheur et natif de la region de Pichilemu, Ramon surf du gros! c’est pourquoi il est chaque année invité au Eddie Aikau. Et quand il ne fait pas des monster drop a Waimea Bea , ou des gros wipe out à Santos del Mar ( Chile), Ramon surf Punta Lobos et recherche de nouvelles vagues au sud du Chili avec son collègue Christian Merello.

Christian a l’air vraiment cool! il ne se prend pas la tête, il essaye de développer son image, il filme, il se bouge vraiment pour le surf au Chili.  Son surf est new school mais c’est aussi ( en bon chilien) un gros chargeur! la preuve au Ceremonial de Punta Lobos. , qu’il a gagné en 2010.

Manuel Selman est sans doute le plus doué, mais peut être le moins bosseur? Depuis longtemps sur le WQS, il ne perce pas au niveau mondial. Voici une petite vidéo ou vous verrez tout le talent du pti gars.

Le vétéran Diego Medina, qui a débuté à Horcón, est clairement moins impressionant que son homonyme brésilien Gabriel dans les airs ( ps: Gabriel arrête les double grabs…), mais ça reste une légende du surf au Chili. En effet il a remporté le Billabong XXL 2006 Monster Paddle awards  (désolé, impossible de trouver une vidéo décente de la vague de Diego Medina à Punta Lobos). La répercussion de son titre dans les médias a fortement boosté le développement du surf au Chili.

les spots chiliens célèbres

Au sud, il y a des vagues de fou mais les conditions sont extrêmes. Entre la Gotera de Pelluhue, rendue célébre par le Volcom Nutcraker, Curanipe, Buchupureo, Cobquequra, il y a de quoi faire! et ça Chris Bukard le sait, il a gagné le Red Bull Illume Image Quest 2010 avec sa photo d’un spot chilien qui a fait le tour de monde. Pour le surfeur chilien moyen, la pillule a du mal à passer: « Los weones llegan en nuestros spots y mas encima los weones ganan wea, premios, y hacen que se viene mas gente correr nuestros spots, cachay? » traduction si vous ne parlez pas chilien: « Les gringos viennent sur nos spots, et en plus maintenant ils gagnent des prix en shootant nos vagues ». Cette zone du sud est aussi une zone qui a été dévasté par le tremblement de terre / tsunami de février 2010.

Coucher de soleil au Sud du Chili

Coucher de soleil au Sud du Chili

A 2h30 au sud de Santiago, le spot de la Puntilla et Punta Lobos à Pichilemu ou encore les gauches de Puertecillo qui ne sont plus secrètes pour personne. Les spots de Pichilemu demandent beaucoup de rames, c’est souvent costaud, donc mieux vaut venir avec un petit level en poche.

A moins de deux heures et des montagnes de Santiago, les spots de Maitencillo, Reñaca, Con Con, Ritoque. Comme je l’ai dit plus haut, c’est un des seuls endroits ou vous surferez ( généralement) des vagues de merde avec du monde, encore que Reñaca est une bonne vague de bodyboard, creuse, intense, courte.

En remontant, le spot le plus célèbre autour de La Serena est Totoralillo, plus au nord on trouve la droite de rochers de Portofino, et les spots du désert d’Atacama. Au nord, du grand classique: El Gringo a été révelé au grand public lors du Rip curl Search en 2007. Arica accueille aussi chaque année une étape du circuit mondial de Bodyboard. Attention, comme dirait Philippe Lucas, Arica c’est pas pour les tarlouzes en maillot de bain.

les choses à faire au Chili

  • Manger des empanadas
  • Boire du pisco ( Capel ==> mal au crâne, Alto de Carmen, Mistral ==> bon lendemain)
  • Parler tuning
  • Si vous êtes dans le coin en mars avril, faire les fêtes des vendanges ( la région du vin est a coté de Pichilému ca tombe bien pas la peine de faire 30 heure de bus)
  • Si vous êtes courageux allez voir un derby Colo Colo Universidad de Chile vous verrez qu il y a encore plus débile que supporters marseillais et parisiens.
  • Faire une session snow et surf dans la même journée. Un ticket demi-journée, puis cap sur la plage.
  • Faire une meilleur photo de coucher de soleil à San Pedro de Atacama.
Coucher de soleil vers San Pedro de Atacama

Coucher de soleil vers San Pedro de Atacama

Championnat du Monde de Tow-in, Punto de Lobos, Pichilemu – Chili

novembre 4, 2008

Pichilemu, sexta region, Chile à 3h 30 au sud de Santiago est un village « surf » comme peuvent l’être Hossegor ou Raglan en NZ. Si on y danse avec plaisir la cueca, la danse traditionnelle chilienne, on l’aime surtout pour son spot de renommée mondial « Punto de Lobos », pointbreak plus que consistant qui tient des houles énormisssimes. Voilà la vidéo de mon petit séjour sur place.

C’est l’endroit avec Iquique et Arica (région du nord) à surfer au Chili.. Le problème est qu’entre Arica et Pichilemu c’est plus de 30 heures de bus…

Los Moros a Punto de Lobos

Bref Le spot accueillait cette semaine une étape du tour des championnat du monde de tow-in. Et ca faisait bien longtemps que tout le monde attendait le call pour cette compéte car pour la petite histoire, la waiting period de 6 mois a été rallongée jusqu’à la fin du mois d’octobre faute de houles dantesques.

Ryan Hipwood

Pour une telle compétition, les organisateurs, pendant que les fifres vénérés du mythique Royal Barrique Contest cherchent du tube, étudient tout possibilité de tempète et d’ énormes swells qui peuvent se présenter. Ainsi en début de semaines sonna l’ alerte et les riders des 4 coins du monde se rendirent aux pays des empanadas et de la Crystal abjecte ( biere du pays).

tableau Bis

Et dans ce lot de riders, des grands noms du surf comme Mr Koby Abberton surfeur bastonneur veritable icône du surf tant par son histoire que par son niveau, Nathan fletcher, Chuck Paterson, Taylor Fox, Ian Walsh North Shore local connu pour charger comme un lard, et qu’on peut voir se mettre des barrique a Jaws voir vidéo, Danilo Couto, l’homme au gros barrel a pipeline second reef voir vidéo , Grant « Twiggy » Baker, le sud africain sacré à Mavericks en 2006 que vous pouvez voir à l’oeuvre ici, ou encore le local Daniel Medina qui connaît bien sa vague de Punto de Lobos car c’est grâce à elle qu’il a pu raflé le XXL Billabong Paddle in en 2006 et les 35000 dolars de prix et qui lui permirent de s’acheter un terrain en face de la vague.

Koby Abberton, détendu
Enfin pour tout dire l’event a été un peu pris de cours, car les prévisions pour la semaine de la dernière chance n’était pas si satisfaisante que cela pour un event de cette stature. Pourquoi avoir attendu le dernier moment, alors que de gros swells hivernaux s’étaient présentés, mmmm peut être pour toucher un peu plus de monde qu’en pleine hiver… ? Finalement le swell est bien rentrée mercredi pour la journée d’entrainement, puis l’event s’est déroulé les deux jours suivant dans des vagues atteignant leur paroxisme vendredi.
Du gros spectacle sous la brume et le froid de Punto de Lobos, un spot qui vous fait glace le dos quand les vagues atteignent plus de 8 metres comme ce fut le cas vendredi., et qu’il faut passer la section critiques des Moros … voir video de l’event.

Everaldo Texeira

Résultats:
La compétition se déroulait en équipe de deux. La victoire revient logiquement à la paire australienne Koby Abberton/ Ryan Hipwood devançant les brésiliens Danilo Couto et Rodrigo Resende.
Voici quelques photos que j’ai prises vendredi (mettre le curseur dessus pour voir la légende).



tableau

Le duo australien vainqueur

Second mais heureux

Les 4 equipes finalistes

le duo brésilien Sylvio Mascusi et Edilson Assuncion

Mark Viss