surf, snow et localisme

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On ne peut pas le cacher, ça fait grincer des dents lorsqu’un inconnu, ou pire, plusieurs inconnus, vien(nen)t nous rejoindre sur un line up pratiquement vierge…
On ne se sent pas mieux lorsque les champs de poudres sont tous traçés à 10:03, un matin sur les pistes après une grande nuit de chutes de neige…

Surf et ski/snowboard partagent ce même problème: le terrain de jeu est à tout le monde, il n’y a pas de réservation qui tienne, comme c’est le cas pour de nombreux autres sports…
Et pourtant, ce problème, c’est aussi la force de ces sports, qui procurent un sentiment de liberté, qui peuvent être associés à la découverte, qui évoluent jour après jour… C’est tout ce qui fait la popularité des sports dits « outdoor ».

Alors que penser du localisme?
Voilà une phrase sortie par Mark Richards – ancien champion du monde de surf:

« With the popularity of surfing wolrd wide, crowded conditions are becoming a major problem.
I think it is really important that we have a tolerant attitude when we surf, everyone is out there just trying to rider some waves and have fun! Regardless of whether you are on a body board or a surfboard we’re all looking for the same thrill.
No one owns the ocean or a surf spot, a postal address near a surf spot does not give you ownership! Localism totally sucks, at some point we are all tourists ; I think if we treated people the way we’d like to be treated the lineups would be less aggro and a lot more friendly. »

Il a pas tort le Marko!!!

Quand on voit les saisonniers dans les stations de ski (pas tous, mais beaucoup) qui font les chaudards comme c’est pas permis, et pourtant encore moins que les jeunes des club des sports, ce sont ces mêmes personnes que l’on retrouve plus timides à côté des line-ups du sud ouest, et là ils se font hurler dessus par les surfers locaux…

Et c’est vrai que plus on voyage, moins on aprécie le localisme, plus on comprend comment ça devrait fonctionner.

Je pense même qu’on peut aller plus loin… Une des grandes vertues des sports de glisse, c’est la découverte!
Un line up verge, une face jamais pratiquée, un curb inexploité, lorsqu’on l’a trouvé, on le/la garde jalousement.
Et c’est un super sentiment; même si le gars qui a surfé Mavericks pendant 13 ans tout seul, il a dû regretter d’avoir aucun pote autour par moments.
Cela dit, ça évolue toujours, d’autres personnes découvrent, et, honnêtement, on ne peut pas leur en vouloir car il font la même chose que nous avant eux…

Mais à force de cacher des secrets qui n’en sont plus, on concentre des foules sur certains spots, alors que la même vague un peu plus loin pourrait être bien moins peuplée. C’est bien évidemment des cas concrets, et ça ne s’applique pas à tout, mais je suis persuadé que les guides de surf come Estim and Airlines permettent à certains spots de se décharger du trop plein de monde, et je suis convaincu que c’est en voyageant qu’on apprend à respecter les locaux.

L’autre jour à la Piste avec Bachou et Doud, on sort de l’eau, session pourrie, et on croise deux groupes de surfeurs, les deux nous saluent bien bas!!! C’était tellement inhabituel qu’on les a tout de suite qualifiés de personnes sympathiques… Nul doute, qu’au line up, ils n’auraient pas été des inconnus, et partager la session et les vagues avec eux, aurait été nettement plus facile.

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Une Réponse to “surf, snow et localisme”

  1. bachou Says:

    Bravo lud!!!!!!!!!!!!

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